Takara, la nuit où j'ai nagé
Les montagnes enneigées du Japon. Comme chaque nuit, un poissonnier part travailler au marché en ville. Takara, son fils de six ans, n'arrive pas à se rendormir. Dans la maison silencieuse, le petit garçon dessine un poisson sur une feuille qu'il glisse dans son cartable. Le matin, sa silhouette ensommeillée s'écarte du chemin de l'école et zigzague dans la neige, vers la ville, pour donner le dessin à son père.
Takara est un saisissement du cœur. Conçu dans une mise en scène très proche des films du réalisateur Ozu (plans fixes, cadres soignés, intrigue épurée), le film suit la journée particulière d’un petit garçon livré à lui-même, en quête de son papa qui lui manque. Sans dialogue, le film implique les enfants par sa douceur, sa juste capacité à saisir les gestes de l’enfance et à en capter le rapport au monde. Un conte touché par la grâce.

