Cinéma

Arts visuels + Arts scéniques
ARTS, CULTURE ET INNOVATIONS À VALENCE, DRÔME

La Mère

Film de Mikio Naruse

Masako Takahara tient une modeste blanchisserie en périphérie de Tokyo. La vie est dure, et les dégâts de la guerre se font encore sentir. Mais Toshiko, sa fille ainée, est pleine de gaité et d’espoir. Et les moments de joie ne manquent pas : on sort au parc, on va au cinéma, on chante… Si malgré tout la vie parfois s’effondre autour d’elle, Masako reste une mère de famille vaillante, toujours debout et souriante dans la tourmente.

La Mère a longtemps bénéficié de deux statuts : celui d’unique film de Mikio Naruse visible en Europe mais aussi, tout simplement, celui d’un des rares films japonais que l’on connaissait en France. Au début des années 50, seuls trois longs métrages venus de l’archipel étaient exploités dans nos salles : Rashomon, La Porte de l’Enfer et La Mère, ce dernier représentant la seule occasion pour les cinéphiles français de découvrir le Japon d’après-guerre sur grand écran. La sortie du film à Noël 1954 constitua la révélation d’un auteur dont on ne soupçonnait pas encore le statut au Japon. Retrouver La Mère aujourd’hui, plus de 60 ans après sa sortie française, est un événement.