L'Amour qu'il nous reste
La trajectoire intime d’une famille dont les parents se séparent. En l’espace d’une année, entre légèreté de l’instant et profondeur des sentiments, se tisse un portrait doux-amer de l’amour, traversé de fragments tendres, joyeux, parfois mélancoliques. Un regard sensible sur la beauté discrète du quotidien et le flot des souvenirs qui s’égrènent au rythme des saisons.
Hlynur Pálmason nous avait stupéfaits en 2022 avec Godland. À la sublime rugosité de cette reconstitution historique, s’oppose la luminosité délicate de L’Amour qu’il nous reste, conte suspendu des quatre saisons. La chronique familiale douce-amère, pleine de fantaisie et d’émotion, y est parsemée de discrètes ponctuations poétiques : la fabrication de bric et de broc par les enfants d’un totem-épouvantail-chevalier, la vengeance cauchemardesque d’une poule géante… Entre tendresse, humour décalé et douce mélancolie, Pálmason signe un pur moment de grâce, un souffle d’air frais venu du Nord.

