La Plus précieuse des marchandises
Lors de la Seconde Guerre mondiale, dans une campagne polonaise enneigée, un modeste couple de bûcherons vit dans une petite maison en bois. En face de leur terrain passe un train de marchandises et, tous les jours, la bûcheronne prie pour qu'une des marchandises alimentaires soit déposée pour eux. Alors qu'elle regarde sagement le train passer, une marchandise semble s'être égarée d'un wagon…
Revendiquant des influences diverses, de la peinture russe du XIXe siècle aux premiers Disney, le cinéaste propose un graphisme à la fois sobre et élégant, au service d’une histoire qui pouvait laisser présager le pire. Car raconter l’adoption d’un bébé juif par un couple de bûcherons aurait pu conduire aux pires excès. Comme le précise Hazanavicius, il était face à un dilemme : ne pas dessiner la réalité des camps pouvait s’apparenter à une forme de déni de l’Histoire, et montrer l’horreur concentrationnaire aurait pu conduire à un spectacle obscène.




