Dracula
1492, le prince Vlad Dracul, revenant de combattre les armées turques, trouve sa fiancée suicidée. Fou de douleur, il défie Dieu, et devient le comte Dracula, vampire de son état. 400 ans plus tard, désireux de quitter la Transylvanie pour s’établir en Angleterre, il fait appel à Jonathan Harker, clerc de notaire et fiancé de la jolie Mina Murray, parfait sosie d’Elisabeta, l’amour ancestral du comte.
Publié en 1897, Dracula de Bram Stoker demeure l’un des romans les plus populaires de la littérature anglaise et constitue, sous forme épistolaire, une profonde méditation sur le mal, la solitude, la condition humaine et la possibilité de l’amour. Le cinéma, qui n’est pas resté insensible à la plus célèbre des histoires de vampires, a donné lieu à plus de trente adaptations, dont Nosferatu de Murnau (1922) et le Dracula de Tod Browning (1931). Coppola propose ici une version plus érotique et romantique du roman, donnant au comte une dimension tragique d’amant maudit plutôt que de monstre. Son film, moins angoissant que celui de Murnau, fait plutôt penser à l’âge d’or des films de la Hammer, notamment avec ses couleurs saturées et ses décors flamboyants et baroques.

