La Dame de Shanghaï
Le marin Michael O’Hara vient un soir au secours de la belle Elsa Bannister. Il tombe sous son charme puis se voit proposer par le mari d’Elsa une place sur son yacht. Ils deviennent amants mais l’associé du mari s’en aperçoit…
La promesse est belle : un film noir avec Rita Hayworth. À l’arrivée, le public est dérouté par l’intrigue et refuse ce que Welles a fait de Rita Hayworth : plus de chevelure à la Gilda, la voilà blonde, froide et perdue. Welles a décidé de détruire l’image de sa femme. Outre l’icône glacée d’un couple se reflétant dans les multiples miroirs de la scène finale, le film garde intact son pouvoir de fascination. Chef-d’œuvre d’atmosphère décalée, une improvisation inquiète sur un thème que Welles a émaillé de séquences au génie visuel imparable.

