Été 1897. Arvid, jeune journaliste, tombe éperdument amoureux de Lydia, la fille d’un artiste peintre. Ils s’aiment. Mais de classe sociale moins favorisée, Arvid n’ose demander Lydia en mariage. Alors les amoureux font chacun de leur côté un mariage de raison. Dix ans plus tard, ils se retrouvent et deviennent amants…
Dans une Suède traversée par les événements mondiaux, Un jeu sérieux raconte une histoire d’amour à la genèse contrariée. Mais quand Arvid et Lydia se retrouvent enfin, le monde et leurs vies ont changé. Lydia est une autre, libre, indépendante, décidant de vivre sans limite amours et aventures avec ses amants. Sa relation avec son grand amour de jeunesse peut-elle survivre à sa liberté chérie ?
Wives
Trois amies d’enfance se revoient lors d’une fête donnée en l’honneur de leur ancienne institutrice. Retrouvant leur spontanéité et leur bonne humeur, désireuses de prolonger ce bon moment partagé, ces femmes décident d’abandonner mari, enfants et travail pour passer la journée ensemble. L’occasion rêvée de prendre conscience de leur situation individuelle et de faire le point sur leur vie.
Le film d’Anja Breien emprunte au cinéma-vérité et à l’improvisation, où les comédiennes ont composé leurs dialogues. Toutes trois venaient de jouer dans le cadre du Théâtre national d’Oslo une pièce au thème similaire, montée avec Anja Breien, inspirée conjointement d’une grève de travailleuses. Wives se présente comme un film féministe apaisé, quotidien. Un portrait joyeux de ce groupe d’amies en questionnement, et celui en creux, plus cinglant, de leur environnement.
Les Années Déclic
Réalisé à l’invitation des Rencontres de la Photographie d’Arles 1984, Les Années Déclic est le récit d’un photographe touche-à-tout au milieu de sa carrière. Raymond Depardon plonge dans ses archives et ses souvenirs des années 1957-1977 pour offrir, sous la forme d’un autoportrait cinématographique, un témoignage unique sur deux décennies qui ont bouleversé la société française.
Seul face caméra, le photographe chuchote au spectateur, parfois avec émotion, ses débuts de photographe cinéaste, les joies et les doutes qui ont accompagné ses premiers pas, mais aussi la « chance » qui a jalonné son parcours, depuis son départ de la ferme natale de Villefranche-sur-Saône à son arrivée à Paris. Le film, qui retrace de façon chronologique vingt années de sa carrière de photographe, brosse à travers elles, des plateaux de cinéma aux manifestations devant le siège du patronat, le portrait d’une société française en pleine mutation. Il rappelle également que Raymond Depardon est l’un des grands noms qui ont écrit l’histoire de l’Âge d’or du photoreportage.
« Raymond Depardon est un cueilleur d’image plutôt qu’un chasseur, un glaneur plutôt qu’un prédateur », analyse le journaliste Gérard Lefort, qui a signé les textes d’un ouvrage rassemblant les photographies du documentaire sorti en 1984. « Derrière une caméra, qu’elle soit photographique ou cinématographique, comme on dit il n’en perd pas une miette, mais toujours il ramasse ces miettes, de situations, de paysages, de corps, de visages, pour les métamorphoser en une vision du monde qui, comme à une table d’hôte, ne demande qu’à être partagée », souligne-t-il.